Votre nom de domaine doit être enregistré au nom de votre entreprise, et vous devez pouvoir vous connecter vous-même au compte qui le gère. Pas à celui de votre agence, ni à celui de la personne qui a monté votre premier site. C’est l’adresse de votre site et de vos mails : si quelqu’un d’autre la détient, c’est lui qui décide le jour où quelque chose coince.
Chez Popote, agence de communication entre Megève et Annecy, la règle ne bouge pas : le client commande et détient son domaine, on s’occupe de la technique. Voici pourquoi, et comment vérifier où vous en êtes.
Ce que votre nom de domaine porte vraiment
Le nom de domaine, c’est le « votre-entreprise.fr » que vos clients tapent dans leur navigateur. Tout s’y accroche : le site, les adresses mail de l’équipe, l’adresse imprimée sur vos cartes de visite, vos devis, vos véhicules, le QR code de votre plaquette. Il y a aussi ce qui ne se voit pas : des années de référencement et des liens d’autres sites qui pointent vers le vôtre.
Sur le plan des droits, la question est vite réglée. L’Afnic, qui gère le registre des .fr, définit le titulaire comme « la personne (physique ou morale) qui figure comme tel dans la base Whois et qui détient ainsi les droits associés » (Guide pratique du titulaire, Afnic). Celui dont le nom est inscrit a la main. Ce n’est pas forcément celui qui paie les factures.
Ce qui se passe quand il est au nom de quelqu’un d’autre
La plupart du temps, rien. Jusqu’au jour où il faut bouger.
Vous changez de prestataire
Pour emmener un domaine ailleurs, il faut un code de transfert, le code « auth-info », que le titulaire obtient auprès de son bureau d’enregistrement actuel. Si le domaine est au nom de votre ancien prestataire, c’est donc lui qui le demande. Quand tout se passe bien, c’est une formalité. Quand la relation s’est tendue, votre nouveau site attend.
Le prestataire n’est plus là
Départ à la retraite, fermeture, changement de métier, boîte mail qui ne répond plus : le jour où le renouvellement tombe, personne ne s’en occupe, et vous ne pouvez pas le faire à sa place sans les accès.
Le renouvellement est oublié
Un nom de domaine s’enregistre pour une durée donnée, puis se renouvelle. S’il ne l’est pas, il finit par être supprimé, et le site comme les mails qui s’appuient dessus s’arrêtent.
Pour un .fr, l’Afnic prévoit un filet de sécurité : 30 jours de « période de rédemption » après l’échéance, pendant lesquels le nom reste indisponible à la réservation, sauf pour son titulaire. Si ce titulaire est votre ancien prestataire, c’est lui, et lui seul, qui peut le récupérer. Passé ce délai, le nom retombe dans le domaine public et n’importe qui peut l’enregistrer.
Autre piège classique : l’adresse mail du compte. Les alertes de renouvellement partent vers celle qui a été enregistrée au départ. Si c’est la boîte d’un ancien salarié ou d’un prestataire parti, personne ne les lit.
Registre, bureau d’enregistrement, hébergeur, site : quatre choses différentes
On les confond souvent, parce qu’un même prestataire s’occupe parfois de tout.
Le registre tient la liste officielle des noms ; pour les .fr, c’est l’Afnic. Le bureau d’enregistrement (on dit aussi registrar) est l’entreprise chez qui vous réservez et renouvelez votre nom. C’est votre vrai interlocuteur : l’Afnic précise qu’elle « n’interagit qu’exceptionnellement » avec les titulaires. L’hébergeur fournit le serveur sur lequel tournent votre site et, parfois, vos boîtes mail. Le site, enfin, c’est ce que vos visiteurs voient.
Pour filer la métaphore de la cuisine : le domaine est le nom sur la devanture, l’hébergement la cuisine, le site la salle. On peut changer de cuisine ou refaire la salle sans toucher à l’enseigne, à condition qu’elle soit à vous.
Votre agence peut très bien travailler sur la partie technique (les réglages DNS qui relient le domaine au site, par exemple) avec un accès que vous lui donnez, sans jamais être titulaire.
Comment vérifier à qui appartient votre domaine
Pour un .fr, ouvrez le Whois de l’Afnic et tapez votre nom de domaine. Si le titulaire est une entreprise, sa raison sociale s’affiche, car l’Afnic publie les coordonnées des personnes morales. Si vous lisez le nom de votre agence ou de votre ancien webmaster, vous avez votre réponse. Si vous lisez « Diffusion restreinte », le domaine est au nom d’un particulier, dont les données sont masquées par défaut. Ce particulier, c’est peut-être vous, à titre personnel. Dans ce cas, le domaine n’appartient pas à votre société, et c’est un point à régler aussi.
Pour un .com ou un .net, l’outil de l’ICANN, lookup.icann.org, vous indique au moins le bureau d’enregistrement. Les coordonnées du titulaire y sont souvent masquées.
Ensuite, connectez-vous au compte chez ce bureau d’enregistrement. Si vous n’y arrivez pas, ou si vous ne savez même pas lequel c’est, il y a un sujet. Une fois connecté, vérifiez quatre choses :
- le compte et le domaine sont bien au nom de votre entreprise ;
- l’adresse mail de contact est une boîte que quelqu’un lit encore ;
- le renouvellement automatique est activé, avec une carte qui n’a pas expiré ;
- la date d’échéance est notée quelque part, pour ne pas être pris de court.
L’Afnic recommande d’ailleurs de mettre à jour régulièrement ses coordonnées et de vérifier le renouvellement avant l’expiration. Elle propose aussi un service « .fr Lock » qui verrouille le nom et rend impossible toute modification technique sans votre autorisation.
Votre domaine n’est pas à votre nom : que faire ?
Pas de mail incendiaire. Il a peut-être été enregistré ainsi pour aller vite, au lancement du premier site, sans arrière-pensée. Deux solutions existent, et elles se combinent.
La transmission, d’abord : le titulaire actuel vous cède le nom. L’Afnic laisse chacun libre de transmettre son domaine à une personne qui remplit les conditions, et c’est le bureau d’enregistrement qui met à jour le titulaire une fois que les deux parties ont confirmé.
Le transfert, ensuite : avec le code auth-info, vous déplacez le domaine vers un compte à vous, chez le bureau d’enregistrement de votre choix. L’Afnic prévient que l’opération est « généralement payante ».
Notre conseil : faites-le à froid. Pas la semaine où votre nouveau site doit sortir, ni au milieu d’un désaccord. Et demandez que l’hébergement, les boîtes mail et la zone DNS restent actifs jusqu’à la bascule, pour ne rien couper en route.
Notre façon de faire chez Popote
Quand on crée ou qu’on reprend un site, le domaine est commandé par le client, à son nom, sur son propre compte. Nous hébergeons le site et nous gérons la technique avec les accès qu’il nous confie. S’il décide un jour de partir, il part avec son domaine, sans avoir rien à nous demander.
On applique la même logique aux autres comptes qui pèsent dans votre communication : la publicité Google, votre fiche d’établissement, vos réseaux sociaux. Ils sont à vous, on y travaille avec vos accès. On préfère garder nos clients parce qu’ils sont contents du travail, pas parce qu’ils seraient coincés.
Si vous voulez voir ce que comprend notre accompagnement sur la création, l’hébergement et la maintenance, tout est sur notre page site internet et digital.
Questions fréquentes
Combien coûte un nom de domaine ?
Le nom lui-même pèse peu dans un budget de communication. Chez OVHcloud, par exemple, un .fr se renouvelle à 9,35 € TTC par an (tarif affiché début octobre 2026). Les prix varient selon le bureau d’enregistrement et l’extension. Ce qui coûte vraiment, c’est de le perdre.
Faut-il choisir un .fr ou un .com ?
Pour une entreprise qui travaille surtout en France, le .fr dit tout de suite où vous êtes. Il est ouvert aux personnes et aux entreprises qui résident dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse : une entreprise genevoise peut donc en enregistrer un. Si le .com est libre, réservez-le aussi et faites-le pointer vers votre site, pour qu’un autre ne le prenne pas.
Mon domaine est au nom de mon agence : est-ce illégal ?
Non. Mais pour l’Afnic, c’est le titulaire inscrit qui détient les droits sur le nom. Tant que tout va bien, ça ne se voit pas. Le jour où vous voulez changer de prestataire, vous dépendez de son accord.
Que se passe-t-il si j’oublie de le renouveler ?
Pour un .fr, il reste 30 jours après l’échéance pendant lesquels seul le titulaire peut récupérer son nom. Ensuite, il redevient libre et n’importe qui peut l’enregistrer. Activez le renouvellement automatique et gardez un moyen de paiement à jour sur le compte.
Vous ne savez pas qui détient votre domaine ?
Envoyez-nous son nom par notre formulaire de contact. On regarde avec vous à qui il appartient, et si ce n’est pas à vous, on vous explique comment le récupérer sans rien casser.
L’équipe Popote
